Je chemine, je culmine
je trébuche
toujours les embûches
Tire-toi une bûche
le temps de respirer
repars le coeur léger
Évite les escarmouches
soit l’anguille sous roche
qui se faufile entre les mailles
des filets perfides
Sois doux comme l’agneau de Dieu
et fou comme le fanfaron
des foires de campagnes
File ta laine
tisse les intrigues
sois la trame festive de ton destin
file sur le chemin
Éloigne-toi des marais putrides
et tape-toi un bon trip d’a**de
Tout ce qui pue empoisonne l’existence
l’insipide a mauvais goût
voilà ce qui tue
la douce effervescence
l’insipide a mauvais goût
pense au sel de la vie
un peu c’est exquis
trop c’est pire que pas assez

et savoure chaque répit
qui fait de l’action étourdissante
ces remous dans la descente
une chose qui enchante
non une brique abrutissante
Il ne s’agit pas de mettre les deux pieds dans la tombe
frais et dispos
plutôt arriver en trombe
esquinté, écorché, brûlé par les deux bouts
rapiécé de bout en bout
en s’écriant «Hostie d’belle virée!»
